Conserver les souvenirs de notre passé

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Nous avions déjà abordé en partie ce thème dans le n°131 (mars 2016) de notre revue trimestrielle. Nous y écrivions que « les traces de notre passé sont essentielles pour saisir notre présent ». Aujourd'hui nous parlerons plus spécifiquement de l'attitude à adopter devant celles-ci matérialisées par des photos, des lettres, des cartes postales ou encore des notes manuscrites relatant l'un ou l'autre fait sans oublier les recettes de cuisine. Il est en effet essentiel de conserver tout cela, car trop souvent les boîtes qui les contiennent prennent de la poussière au grenier ou tout simplement sont liquidées lors d'un vide maison après un décès ou lors d'un déménagement pour faire de la place. Vous me rétorquerez : oui d'accord, mais comment continuer à leur prêter vie ?

photo 2Pour cela, il existe divers moyens :
1) les scanner : cela vous permet d'abord, tout en les conservant, de les classer en faisant leur inventaire, de les compulser plus facilement, mais aussi de pouvoir confier leurs épreuves digitalisées à l'un ou l'autre organisme pour qu'il les étudie (voyez l'exemple des documents recueillis pour la commémoration du centenaire de la guerre 14-18). Mais, même si vous ne faites pas cette opération, n'oubliez pas, si possible, de les situer chronologiquement en les datant, en identifiant les personnages ou les lieux, car si vous les connaissez encore, les personnes qui les compulseraient ne sont pas nécessairement dans ce cas. Ce point est essentiel pour garder à ces souvenirs une valeur historique et documentaire. Sachez aussi que, si pour vous ils représentent quelque chose, ce ne le sera pas d’office pour vos proches. On voit trop souvent de tels souvenirs finir au container.
2) prévoir de confier vos documents-souvenirs à un organisme qui peut les valoriser (Archives de la Ville de Bruxelles, Cegesoma, La Fonderie, Cercles d'Histoire comme le nôtre). Songez que, si vous êtes un collectionneur averti, vos précieux documents pourront être dispersés après votre inévitable disparition. En utilisant cette possibilité de legs, ils contribueront ainsi à mieux faire connaître à la collectivité le passé de votre ville, de votre commune, de votre famille, de votre entreprise, etc pour la connaissance desquelles photo 3vous vous êtes, peut-être, largement investi.

Jean Heyblom licencié en histoire, A.E.S.S.

Quelques exemples en illustration :
Photo 1 : Le mariage de mes parents le 26 septembre 1942 à savoir Henri Heyblom (1917-2009) au centre et Marie Guillelmine Fiévez (1921-2009) à sa droite ; la famille Heyblom - Fiévez et apparentée (tous les personnages sont identifiés) réunie au n°14 rue des Capucins
Photo 2 : Ma mère, mon père, Hortense Fiévez (1927- ?), la sœur de ma mère et dans la poussette moi-même (1943- ) à la Porte de Hal en avril 1944
Photo 3 : Ma grand-mère Jeanne Degreef (1890-1977), mon grand-père Fiévez Ambroise (1889-1952) et moi-même (1943- ) dans le jardin du n°14 rue des Capucins en mai 1946

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