Un mauvais café, c’est une lavasse !

Café filtreAlors que la marque Lavazza indique un café italien – et donc, a priori de bonne qualité – le mot « lavasse » désigne chez nous un café indigne de ce nom. Il serait étonnant que le Bruxellois n’ait pas enrichi le vocabulaire gustatif du café, d’expressions plus colorées encore que « café viennois » ou « café liégeois ». Aussi, la « lavasse » se décline-t-elle sous une série d’expression exotiques :

 

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Comparaison de dictionnaires bruxellois

L’année 2020 s’est clôturée par la parution quasi simultanée de deux importants dictionnaires de bruxellois : la traduction française du dernier ouvrage de Marcel de Schrijver et la réédition (enrichie) du livre de Georges Lebouc.
Ces ouvrages sont très différents l’un de l’autre et me suggèrent une comparaison avec un troisième, plus ancien : un lexique du couple Starck-Claessens. Tous trois présentent des caractéristiques spécifiques et sont emblématiques de ce que le lecteur peut trouver en rayon. Examinons-les, par ordre alphabétique d’auteur. 

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Avoir l'accent....

Avoir l’accent enfin, c’est, chaque fois qu’on cause, parler sur son pays en parlant d’autre chose ! extrait du poème de Miguel Zamacoïs.

Marie-Christine Lefebvre nous propose une élégante version de ce poème en beulemans. 

Ecouter sur YouTube : Avoir l'accent 

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Zwanze

La zwanze est une blague, une mystification. Un zwanzeur roule diaboliquement ses victimes dans la farine, avec un sérieux pontifical. Il est le dernier à avoir le droit de rire des âneries qu’il raconte. 

Le mot dérive de l’allemand Schwanz, qui signifie : queue et par extension, le membre viril. Son homonyme bruxellois est zwans, qui a donné naissance au mot français zwanze qui figure dans le Larousse et le Petit Robert, l’un et l’autre avec deux « z ». 

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Ouïe, que je n’aime pas ce gharçon !

Au Moyen-âge, Bruxelles était une ville flamande ; elle est devenue francophone à la fin du XIXe siècle. Sa langue est le brussels vloms (bruxellois flamand), un dialecte brabançon au même titre que l’anversois. Elle est antérieure au néerlandais officiel, codifié au XVIe siècle, lors de la création de la République protestante des Pays-Bas. Une anecdote savoureuse : lors d’un stage à l’hôpital Saint-Pierre, un médecin francophone ayant appris le néerlandais à l’école interroge son patient sur un éventuel mal de tête, et lui demande « Mijnheer, hebt u pijn aan uw hoofd ? » ; le patient, Marollien authentique, lui répond : « Nie, Menier den Doctaur, mo ‘k em wel naaig zier oen manne kop ! ». Le sens est identique, les mots totalement divergents.

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